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http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2847765093/qid=1125924842/sr=8
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(Suisse)
La présentation des Editions Thélès, en quatrième de couverture...
"
L
orsqu'Eva disparaît, Jérémie perd tous ses repères avant de comprendre que leur relation n'allait pas de soi. Avec quelle inconscience ont-ils laissé passer les jours précieux de leur vie commune? A force de fermer les yeux sur les évidences, n'importe quelle existence peut se désintégrer. Mais Jérémie refuse l'idée qu'il est trop tard: il part à la recherche d'Eva qui reste silencieuse."
E
lisabeth écrit des poèmes et des nouvelles.
Et si nous nous en allions
est son premier roman. Elle a aussi publié
L'Autre côté du langage
qui reprend son mémoire de doctorat consacré aux poèmes et aux récits de Jean Grosjean. Elle réside actuellement au Japon avec son mari et ses trois enfants, après a
voir vécu en France et aux Etats-unis.
" (
Thélès
)
Adressez-moi vos écrits par emails et bonne chance, il y aura des prix à gagner dans les deux catégories, enfant et adulte ! N'ayez pas peur, même après la contribution très saluée de notre sorcier Honorius !
Bon allez, j'agrandis ma liste :
elisabethdoublet@yahoo.fr
Joyeux Noël à tous et à toutes...
V
ous pouvez commander mon premier roman dans n'importe quelle librairie (sauf la Fnac qui ne référence plus que ce qu'elle a déjà en rayon !)
A Tokyo, vous le trouverez à la librairie Omeisha (près de l'école française). Vous pouvez aussi me le demander car il m'en reste quelques uns.
Dernières nouvelles :
Esther a la gentillesse de présenter mon roman dans son site "Une vie de libraire "
http://uneviedelibraire.over-blog.com/categorie-93146.html
Prochaine lecture...
Les Rites de passage
,
premier volume de la trilogie marine de
William Golding
, l'auteur de
Sa Majesté des mouches
, auquel je viens de consacrer un article.
Je relis aussi
Les jardins de Ma
rdpur
, une pure merveille de
Yojana Sharma
, et
La musique du hasard
de Paul Auster
, un livre assez angoissant mais
passionnant
...
Promis, je vous en parle très bientôt.
Je vous encourage à participer au concours
: il s'agit de raconter une première fois ou de l'inventer, qu'elle soit réaliste ou pourquoi pas, féérique...
Si vous avez encore quelques cadeaux de Noël à faire, n'oubliez pas qu'un livre est une très bonne idée! Ah, ah ! Le mien ? Ou encore celui de
Christophe Mély,
La Révolte
, que je présente dans la rubrique "découvertes". Allez voir le site de Christophe
http://larevolte.over-blog.com
Sinon, je plébiscite le livre de
Yohana Sharma, L
es jardins de
Mardpur
, vraiment magnifique (pour une femme, peut-être). Et on le trouve en poche !
Pour les enfants, je vous avoue que je suis tombée sous le charme, avec mon fils de sept ans, des célèbres
Chroniques de Narnia, de C.S. Lewis
... Cette série est recommandée pour les neuf ans et plus, mais à mon avis, on peut commencer avant en se la faisant lire...
Pour les jeunes filles et les adultes, l'inoubliable
Poussière
de Rosamond Lehman
. J'ai relu ce livre pratiquement chaque année depuis mon enfance tant il me plaisait. Malheureusement, je n'arrive à remettre la main dessus. C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'éprend d'un garçon qui ne peut pas l'aimer...
Pour les adolescents et les adultes,
Le Clan des Otori
, en trois volumes de
Lian Hearn
. Cette série excellente raconte l'épopée de Taeko et Kaede, deux personnages du Japon médiéval. Imaginatif et très riche sur le plan historique... Allez voir le site qui présente ces ouvrages
http://www.leclandesotori.com
Pour les filles et garçons de dix-douze ans, la série des
Bennett et Mortimer
, d'Anthony Buckeridge
,
vraiment très drôle. J'ai commandé
Bennett et sa cabane
, il ya quelques mois, et ça me fait toujours autant rire...
Pour les adultes encore, tous les romans de
David Lodge
. Ils évoquent la société anglaise de façon très humoristique.
Un tout petit monde
,
Jeu de société, Hors de l'abri, Thérapie
...
Enfin, vous pouvez consulter mes articles dans la rubrique "mes livres coup de coeur": ils ne référencent que des livres que j'ai beaucoup aimés, cette liste étant bien évidemment subjective...
Deuxième contribution aujourd'hui pour le concours de la première fois ! Merci beaucoup à Julie, qui a vingt et un ans et nous envoie ce poème très romantique. Vous pouvez encore participer !
Elisabeth
" La première fois où j'ai aimé
Que je me souvienne
Avant que l'Automne ne vienne
Du regard qu'était le tien
Du son de ta voix
De l'effleurement de tes mains
Que je me souvienne
Avant que l'Hiver ne vienne
De la chaleur de ton corps
De ton souffle court près de ma joue
De ton visage quand il dort
Que je me souvienne
Avant que le printemps ne vienne
De ton odeur
De ton rire, Ô Bonheur !
De ta peau sous mes mains
Que je me souvienne
Avant que l'été ne vienne
Du goût de tes lèvres
De mes mains sur tes épaules
De ton corps qui me frôle
Je me souviens de ton regard
Mystérieux et profond
Avec cette lumière venant de quelque part
Je me souviens de ta voix
Douce et posée
Comme le doux écho de la mer d'un bleu de roi
Que l'on entend par une mélancolique soirée
je me souviens de tes mains
Douces mais pas très grandes
Fines, qui pouvaient être tendres
Je me souviens de la chaleur de ton corps
Eté au milieu de mon hiver
Où je prenais autant de plaisir à me chauffer
Que devant un feu de cheminée
Je me souviens de ton souffle
Chaud et parfumé
Je me souviens de ton visage quand il dort
Serein et apaisé lors de cette aurore
Différent de celui de la journée
Qui porte sur lui une certaine contrariété
Je me souviens de ton odeur
exotique et boisée
Douce comme une gourmandise à respirer
Je me souviens de ton rire
Qui m'égayait soudain
Et que ma joie était si pure
Quand je l'entendais de son merveilleux son
Marteler les murs...
Je me souviens de ta peau sous mes mains
Douce, blanche, où tous mes malheurs
Venaient pleurer dans le sanglot secret d'une caresse
Je me souviens du goût de tes lèvres
A l'étrange goût de miel et de tabac
Douce comme un pétale d'une rose des bois
Je me souviens de mes mains sur tes épaules
Où mes peurs, enfin
Trouvaient un abri qui les consolent
je me souviens de ton corps qui me frôle
Qui m'hérisse, me remplit de frissons et ça fait drôle
Je me souviens de la première fois où j'ai aimé..."
Julie
Patricia nous envoie ce poème qui évoque une autre première fois. Merci à toi pour cette très jolie contribution, Patricia. Je suis vraiment heureuse que ce thème vous inspire tous si joliment !
Elisabeth
"La Première fois
A la sonnette, je répondis
Lorsqu'une soirée de fête
Cette personne inconnue
Devant moi se présenta
Tout en m'assurant
Que ses intentions
Etaient nobles et bonnes
Pour la première fois
Un peu gauche
Je l'interrogeais longuement
Transie dans le froid
Avant de le laisser
Franchir la porte
De l'autre côté de l'océan
Venait cet homme mystérieux
Comment était-ce possible ?
De voir si tôt, cette nuit là
Dans ses yeux si profonds
Les enfants joyeux de l'avenir
Danser en ronde de tout coeur
Patricia"
Voici une nouvelle participation au concours de la première fois dans la catégorie enfants : "Mes aventures au
pays des Géants" par Manon (onze ans) Bravo Manon !
L
a
première fois que je suis allée chez ma copine j’ai découvert une porte. Ce n’était pas une porte ordinaire, elle était ronde et elle avait une écriture bizarre dessus qui ressemblait à ça :
"
mpoiluyht
"
Merci à Amélie pour cette magnifique contribution au concours. Amélie a a treize ans (pas douze !!!), elle participera donc dans la catégorie enfants. N'hésitez pas à mettre des commentaires ou à m'envoyer des emails pour me dire si vous aimez ce texte, car je vous rappelle que c'est au nombre de commentaires et de votes par emails que je désignerai les vainqueurs...
« Rappelle toi, Amélie, tu vas le plus vite que tu peux et tu… »
Timthehyppogriff m'avait demandé d'écrire vingt vérités sur moi-même... J''ai décidé de m'y mettre aujourd'hui, mais c omme je ne suis pas très inspirée, je vous propose en lieu et place vingt vérités sur Tokyo et les Tokyoïtes , à savoir les habitants de Tokyo, la ville où j'habite pour le moment ! (Mais promis, Tim, dès que l'inspiration arrive...)
Elisabeth
1- Les habitants de Tokyo fument comme des pompiers (japonais).
2- Ils teignent souvent leurs cheveux noirs en une sorte de brun roux (y compris les hommes jeunes, mais pas les plus âgés qui en restent sagement au noir ou au gris... Même si c'est assez rare on croise aussi des blonds - et curieusement pas des blondes ! J'ai vu aussi quelques chevelures rouges et une verte !
3- Beaucoup de Tokyoïtes ont des petits chiens qu'ils habillent comme des poupées. Les magasins regorgent de vêtements pour ces animaux minuscules. On peut même leur acheter des pyjamas...et des couches !
4- Les jeunes femmes japonaises portent en majorité les cheveux longs et très effilés aux pointes. ...Du coup, je n'ose plus trop aller chez le coiffeur !
5- En parlant de coiffure, les shampouineurs de Tokyo ne se contentent pas de vous laver les cheveux deux fois , avant et après la coupe. Ils vous massent aussi le cuir chevelu et même parfois le dos pour terminer en beauté ! ... Comme je suis chatouilleuse, ça fait une autre bonne raison d'éviter le coiffeur!
6- Tokyo est la ville la plus chère du monde. Ne croyez pas ceux qui vous disent le contraire, même si on peut trouver pas mal de choses dans les cent yens shop, l'équivalent des "One dollar tree" américains et des "Tout à un euro".
7- Il n'ya pas un brin d' herbe ou presque à Tokyo, sauf quelquefois dans les parcs.
8- Le sympathique gâteau de noël en forme de bonhomme de neige qui est vendu au moment des fêtes ne se mange pas, comme je le croyais... C'est un gâteau fait en pâte de riz nature et durcie... que l'on donne en offrande aux dieux. Mais pour les ignorants sacrilèges qui voudraient savoir quel goût ça a, et bien je vous le dis : ça a le goût de bougie !!!
8- On trouve toutes sortes de patisseries françaises à Tokyo : les japonais sont très forts pour importer les traditions culinaires des autres pays. De plus, ce sont des as de la présentation et leurs vitrines sont toujours extrêmement alléchantes...
9- Les japonais portent des masques en tissu et en papier dans la rue et le métro, mais ce n'est pas pour se protéger de la pollution. Ils les portent pour se protéger contre les allergies et par simple politesse, lorsqu'ils sont malades, afin de ne répandre leurs microbes.
10- Il est très mal vu de se moucher en public mais par contre rien n'interdit d'éternuer ou de cracher...
11-Les jeunes femmes de Tokyo sont souvent squelettiques, par contre les jeunes filles ont tendance à être rondes . S'agit-il de la nouvelle génération MacDonaldowa ou se mettent-elles au régime dès qu'elles sont en âge de se marier ?
12- Les petits écoliers, les collégiens et les lycéens de Tokyo portent tous des uniformes et un petit cartable rectangulaire en cuir rouge ou jaune.
13- Il fait beau l'hiver à Tokyo, mais assez froid quand même. Les nuages s'amoncellent dans le ciel de l'été qu'ils ne quittent presque plus. Il fait très lourd et moite pendant cette saison.
14- On voit beaucoup de chats dans les parcs et dans les rues. Ils ont la queue tronquée. Je n'ai pas encore réussi à déterminer s'il s'agissait d'une caractéristique génétique ou si les japonais coupent tout simplement la queue des chats comme nous faisons aux cockers...
15- Les Tokyoïtes sont très calmes . Ils ne bougent pas et parlent très peu dans le métro. Est-ce pour cela qu'ils ont tendance à s'endormir ? Il ne semble pas...D 'après un médecin japonais que j'ai consulté, il s'agirait d'une façon de récupérer que ne connaissent pas les occidentaux : se plonger en micro sommeil plusieurs fois au cours de la journée...
16- Si les japonais sont très calmes dans le métro et dans la rue, par contre, au restaurant (et au karaoké), ils sont capables de se déchaîner . Les jeunes femmes sortent souvent seules en groupes de trois ou quatre. En ce cas, elles peuvent être très très bruyantes...
17- Les japonaises sortent parfois en kimono , surtout les femmes âgées et les jeunes femmes invitées dans des soirées. Mais ce n'est quand même pas la majorité ! (Je dirais une sur cent...)
18- Un japonais ne vous dira jamais non , ce n'est pas poli. Il ne faut quand même pas en abuser et rester zen face à l'avalanche des "peut-être" qui caractérise la moindre conversation.
19- Depuis quelques années (cinq ans environ), il y a des sans-abris à Tokyo. Certains se regroupent sous des bâches bleues dans les parcs autorisés. D'autres s'abritent sous les ponts ou s'installent sur les berges des rivières à l'intérieur de cartons-cercueuils qui leur servent d'abri et de couchettes.
20- On appelle Tokyo " la ville de sable " car elle ne cesse de se défaire et de se refaire. Autour de notre building, par exemple, qui venait d'être construit quand nous sommes arrivés, nous avons vu démolir pas moins de quatre immeubles qui sont en train d'être reconstruits... Bien sûr, pour les Tokyoïtes, il s'agit avant tout de se mettre aux dernières normes anti-sismiques, sachant que la capitale est régulièrement secouée par des tremblements de terre et qu'elle se prépare aussi pour le Big-one... Espérons que nous aurons quitté les lieux d'ici là, même si mes enfants ont tendance à considérer ces phénomènes comme une sorte d'attraction... Le plus gros tremblement de terre que nous ayons senti, depuis un an et demi, a fait balancer notre tour de trente quatre étages pendant plus de cinq minutes, Le temps d'attraper le mal de mer... Il faut dire que les immeubles sont construits sur le principe des culbutos : sur des bases indépendantes et avec des structures métalliques relativement souples, afin de pouvoir résister séparément aux secousses et surtout, afin de ne pas se faire écrouler les uns les autres...
De temps en temps, donc, ça balance, mais quelquefois aussi ça secoue de haut en bas, très rapidement... Je n'aime pas beaucoup ça, même s'il paraît que c'est moins dangereux !
THAT'S ALL !!! Bises à tous, et pensez au concours (les règles sont dans la page d'accueil)
Elisabeth
William Golding, Sa Majesté des mouches
Un petit mot sur l'auteur : William Golding est né en 1911 en Cornouailles. En 1940, il a participé au débarquement sur les côtes normandes. De 1945 à 1962, il a été professeur d'anglais à Salisbury, puis il s'est consacré entièrement à son oeuvre littéraire. Il a reçu le prix Nobel en 1983 et il est mort en 1993.
Je conseille ce livre à partir de dix-douze ans...
Un roman à lire et à relire...Je ne m'en lasse pas depuis que je l'ai découvert. Evidemment, il s'agit d'une oeuvre très connue, mais il n'est pas interdit d'en dire tout le bien qu'on en pense, d'autant plus qu'on se détourne parfois des classiques en se disant que ça va être...ennuyeux.
Aucun risque possible avec ce livre-là ! L'histoire passionne immédiatement : une bande d'enfants anglais qui se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île perdue, après le crash de leur avion...
Les évocations de ce lieu paradisiaque et inquiétant sont superbes, à la fois concrètes et imagées. Je vous en donne pour exemple ces courts extraits constellés de métaphores puissantes mais suffisamment discrètes pour que le lecteur se les approprie aisément ...
" A l'ouest, le soleil n'était plus qu'une goutte d'or en fusion qui glissait rapidement au bord de l'univers."
"Quand le soleil basculait, la nuit tombait sur l'ïle comme un éteignoir et les abris bruissaient d'angoisse sous les étoiles lointaines." (J'adore ce passage là... Les enfants sont ceux qui bruissent en chuchotant dans leurs abris de fortune...)
Les personnages sont évoqués avec la même force poétique, leur simplicité garantissant leur dimension symbolique : la petite troupe d'enfants lâchée sur l'île figure notre société avec ses mécanismes et ses forces antagonistes. Au départ, il est difficile de faire la part entre le bien et le mal dans ce microcosme, mais les rôles se distinguent vite avec leurs attributs. Porcinet avec son enveloppe ingrate et ses lunettes représente l'intelligence isolée qui ne réussit pas à convaincre. A l'opposé, Jack Merridew et sa bande figurent l'autorité séductrice. Pour montrer leur organisation disciplinaire et leur puissance, ils ont recours aux uniformes, tant que ceux-ci ne sont pas réduits en lambeaux, puis aux masques, beaucoup plus inquiétants...
Cette évolution va de pair avec celle de la situation sur l'île : les individus perdent progressivement le droit à la parole; la réflexion est remplacée par la violence. Le pouvoir trouve son fondement dans le besoin de consommer la viande (les cochons tués à la chasse) Le schéma est classique, les dictatures s'érigeant sur les pénuries...
Entre ces deux extrêmes, de l'individualité et du groupe, de l'intelligence et de la barbarie, oscille le personnage de Ralph, plus complexe. Nommé chef de l'île par les autres enfants, il est évincé progressivement de ce rôle pour endosser celui du résistant solitaire et courageux, qui reconnaît l'intelligence et se place sans hésiter du côté du bien, sans avoir, toutefois, les solutions à sa portée...
Avec beaucoup de maîtrise, William Golding nous force à nous attacher aux pas de ce héros de plus en plus isolé et persécuté. Au fur et à mesure que grandit le suspense sur le sort de Ralph et des autres enfants de l'île, il devient vraiment difficile de reposer le livre... Mais la force de cette oeuvre repose beaucoup moins sur l'intrigue et son dénouement, aussi spectaculaires soient-ils, que sur sa puissance évocatrice. Elle démonte les mécanismes de l'Histoire et de la sauvagerie humaine en prenant la forme attrayante d'un récit d'aventures, certes, mais aussi celle, plus profonde et plus significative, d'un mythe universel.
C'est pourquoi, sans doute, ce texte magistral ne s'épuise jamais à la relecture... Il fait aussi appel à des émotions que nous connaissons tous : ainsi lorsqu'il évoque l'angoisse incontrolâble des "petits", persuadés que l'île cache un monstre (et en un sens, ils n'ont pas tort : sa mystérieuse Majesté des mouches ou la victime du totalitarisme abject...)
Je vais de ce pas me plonger dans d'autres Golding, en espérant rencontrer d'autres chef-d'oeuvres ! Je commence Les rites de passage , premier volume de la Trilogie maritime...
Un petit cadeau pour tous ceux qui viennent sur ce site. C'est la belle saison à Tokyo même s'il fait un peu froid. Je me suis levée de bonne heure pour capturer cette aube. (Tu vois Honorius, tu n'es pas le seul à être matinal !)
Sur la deuxième photo, prise un peu plus tard, on voit que les premières neiges couvrent le Mont Fuji...
Bises à tous,
Elisabeth
)
Merci à Christophe et à Honorius, le grand sorcier, de leur participation en éclaireurs talentueux. Un autre ami nous rejoint, j'ai nommé Gentle 13 (
http://poetique.over-blog.com
et
http://
gentle.over-blog.org
)
Gentle nous raconte une première fois magique... Merci à toi, Gentle.
Pour tous ceux qui arrivent, il est encore temps de participer !!! Je vous rappelle qu'il s'agit de raconter une première fois réelle ou imaginaire... Courage ! Le gagnant recevra un prix soigneusement choisi. Bises à tous,
Elisabeth .
"La première fois, la première fois Ah ! Quel souvenir de cette première fois, un instant magique qui est resté gravé dans ma mémoire bien à l’abri des vicissitudes de la vie. Il y a fort longtemps, j’étais jeune alors, impressionnable et un peu naïf. Etant un garçon rêveur, la tête dans les nuages, en ce matin de printemps, je pris ma bicyclette et je partis parcourir les chemins de traverse, faire en quelque sorte l’école buissonnière. Le soleil chauffait ma peau, j’étais libre, j’étais seul au monde sur mon vélo, personne pour me gâcher la journée, je sifflotais heureux, quand au détour d’un chemin je vis une chose inimaginable, je stoppais mon vélo en toute hâte, je m’approchais l’estomac noué. Je m’accroupissais dans l’herbe pour éviter d’être vu, et là je vis une drôle de machine circulaire toute argentée avec plein d’hublots ou du moins des ouvertures rondes tout autour de cette chose. Elle émettait un léger sifflement, cela ne ressemblait à rien de connu à cette époque, j’avais trop peur pour approcher plus près, je restais donc tapis là à regarder et écouter cet étrange sifflement quand d’un coup quelque chose bougea, un déclic se fit entendre, j’étais pétrifié, comme collé au sol par une force inconnue, je ne pouvais plus bouger. Une sorte de porte s’ouvrait, elle basculait plutôt, on aurait dit une rampe d’accès éclairée par des spots lumineux d’une couleur jaune intense. J’attendis là quelque instant quand je la vis descendre d’un pas majestueux, elle était vêtue d’une combinaison de la même couleur que l’engin d’où elle sortait, quand elle mis le pied au sol, elle enleva le casque qu’elle avait sur la tête, et là, sa longue chevelure blonde s’étalait comme un champ de blés sur ses épaules, elle tourna la tête dans ma direction je ne sais par quel hasard, mais elle me vit là accroupi dans l’herbe, le regard hagard je ne pouvais m’empêcher de la fixer. Elle se dirigeait vers moi, le visage était étrange mais beau, les yeux effilés comme des amandes, un nez petit mais bien fait, une bouche au contour bien dessiné, on aurait une reine de l’antique Egypte. Elle me fit signe d’approcher , je ne pouvais pas bouger, elle tendit la main vers moi et d’un coup ma peur s’évanouit , j’avais à peine quinze ans, elle pas plus non plus. Je me redressais afin d’avoir l’air moins bête devant une telle créature son regard était intense, chaud, apaisant. Elle prit ma main et me conduisit vers son engin, je me laissais guider sans comprendre ce qui se passait, mais j’étais sous le charme, je n’avais plus aucune réaction. Le temps s‘était arrêté, l’espace s’évanouit le temps d’un voyage là où nul n’est jamais allé, au cœur du monde, au centre des rêves et de la mémoire des hommes, je vis ce jour là la beauté et la laideur des hommes, le bien et le mal, je voyais d’un seul coup d’œil la catastrophe ou nous allions irrémédiablement si nous ne changions pas notre façon de voir et d’agir. Au bout d’un temps qu’il m’a semblé être une éternité, je fus de retour sur terre, je sentis sur mes lèvres un baiser et quand je rouvris les yeux j’étais seul, mon vélo par terre, plus aucune trace de la machine, avais-je rêvé cet instant, avais- je imaginé ce chaud baiser sur mes lèvres ? Je remontais sur mon vélo et repris la direction de la maison. Quand ma mère me vit, elle du avoir un choc, j’avais vieilli oh ! Pas beaucoup mais assez pour qu’elle puisse s’en apercevoir, devant mon mutisme elle eut l’intelligence de ne rien me demander.
Ah ! La première fois fut cet instant magique que je n'étais pas près d’oublier, à l’heure actuelle 20 ont passé et je repense encore à elle, comme puis-je oublier ce moment ?"
Gentle 13
Voici la deuxième participation au concours, celle de notre sorcier préféré,
H
onorius !
http://www.medieval-moyen-age.net
Je vous rappelle qu'il s'agit d'écrire une première fois, véridique et réaliste ou encore imaginaire, voire féérique. Oui, j'avoue tout, j'ai triché hier avec la photo de Little Sarah... Mais c'était pour rester hors concours... La parole à H onorius maintenant...
Et j'espère d'autres contributions, même anonymes... N'hésitez pas !
Elisabeth
"La première fois
Un blog qui signale des livres pour les enfants
La Révolte
, le premier roman de Christophe Mely... Allez voir ce que j'en dis dans mon article "La Révolte enfin lue"...