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       La Révolte , le premier roman de Christophe Mely... Allez voir ce que j'en dis dans mon article "La Révolte enfin lue"...    

Bienvenue sur ces pages

 

   elisabethdoublet@yahoo.fr   Joyeux Noël  à tous et à toutes...

V ous pouvez commander mon premier roman dans n'importe quelle librairie (sauf la Fnac qui ne référence plus que ce qu'elle a déjà en rayon !) A Tokyo, vous le trouverez à la librairie Omeisha (près de l'école française). Vous pouvez aussi me le demander car il m'en reste quelques uns.    

Ou cliquez sur ces liens pour commander par internet

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2847765093/qid=1125924842/sr=8    (France)

http://www.ellipse.ch/Produit.aspx?Produit=1142565 (Suisse)

La présentation des Editions Thélès, en quatrième de couverture...

" L orsqu'Eva disparaît, Jérémie perd tous ses repères avant de comprendre que leur relation n'allait pas de soi. Avec quelle inconscience ont-ils laissé passer les jours précieux de leur vie commune? A force de fermer les yeux sur les évidences, n'importe quelle existence peut se désintégrer. Mais Jérémie refuse l'idée qu'il est trop tard: il part à la recherche d'Eva qui reste silencieuse."                                   E lisabeth écrit des poèmes et des nouvelles. Et si nous nous en allions est son premier roman. Elle a aussi publié L'Autre côté du langage qui reprend son mémoire de doctorat consacré aux poèmes et aux récits de Jean Grosjean. Elle réside actuellement au Japon avec son mari et ses trois enfants, après a voir vécu en France et aux Etats-unis. " ( Thélès )    

   

Dernières nouvelles :

  Esther a la gentillesse de  présenter mon roman dans son site "Une vie de libraire "  http://uneviedelibraire.over-blog.com/categorie-93146.html            

 Prochaine lecture... Les Rites de passage ,  premier volume de la trilogie marine de William Golding , l'auteur de Sa Majesté des mouches , auquel je viens de consacrer un article.

Je relis aussi Les jardins de Ma rdpur , une pure merveille de Yojana Sharma , et La musique du hasard de Paul Auster , un livre assez angoissant mais passionnant ...  Promis, je vous en parle très bientôt.    

    Je vous encourage  à participer au  concours : il s'agit de raconter une première fois ou de l'inventer, qu'elle soit réaliste ou pourquoi pas, féérique...

Adressez-moi vos écrits par emails et bonne chance, il y aura des prix à gagner dans les deux catégories, enfant et adulte ! N'ayez pas peur, même après la contribution très saluée de notre sorcier Honorius !

  Si vous avez encore quelques cadeaux de Noël à faire, n'oubliez pas qu'un livre est une très bonne idée!  Ah, ah ! Le mien ?  Ou encore celui de Christophe Mély, La Révolte , que je présente dans la rubrique "découvertes". Allez voir le site de Christophe http://larevolte.over-blog.com                                                                                                                                                                       

Sinon, je plébiscite le livre de Yohana Sharma, L es jardins de Mardpur , vraiment magnifique (pour une femme, peut-être). Et on le trouve en poche !

 Pour les enfants, je vous avoue que je suis tombée sous le charme, avec mon fils de sept ans, des célèbres Chroniques de Narnia, de C.S. Lewis ... Cette série est recommandée pour les neuf ans et plus, mais à mon avis, on peut commencer avant en se la faisant lire...

Bon allez, j'agrandis ma liste :

Pour les jeunes filles et les adultes, l'inoubliable Poussière de Rosamond Lehman . J'ai relu ce livre pratiquement chaque année depuis mon enfance tant il me plaisait. Malheureusement, je n'arrive à remettre la main dessus. C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'éprend d'un garçon qui ne peut pas l'aimer...

  Pour les adolescents et les adultes, Le Clan des Otori , en trois volumes de Lian Hearn . Cette série excellente raconte l'épopée de Taeko et Kaede, deux personnages du Japon médiéval. Imaginatif et très riche sur le plan historique... Allez voir le site qui présente ces ouvrages http://www.leclandesotori.com

 Pour les filles et garçons de dix-douze ans, la série des Bennett et Mortimer , d'Anthony Buckeridge , vraiment très drôle. J'ai commandé Bennett et sa cabane , il ya quelques mois, et ça me fait toujours autant rire...

 Pour les adultes encore, tous les romans de David Lodge .  Ils évoquent la société anglaise de façon très humoristique. Un tout petit monde , Jeu de société, Hors de l'abri, Thérapie ...

Enfin, vous pouvez consulter mes articles dans la rubrique "mes livres coup de coeur": ils ne référencent que des livres que j'ai beaucoup aimés, cette liste étant bien évidemment subjective... 

                                               

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Jeudi 22 Décembre 2005
Je vous souhaite à tous et à toutes un très joyeux Noël. Brigitte, ma soeurette, m'avait dit qu'elle participerait au concours. Elle a choisi de raconter les premières bêtises de Christian, à qui je fais une grosse bise, ainsi qu'à Brigitte et Alexis, bien sûr.
Une grosse bise à vous tous aussi. Les résultats du concours ... l'année prochaine... Et qu'elle soit belle et bonne pour chacun de vous,
 
 
Elisabeth
" L a première fois où Christian, mon concubin, m'a raconté ses premières bêtises à l'école, dans sa jeunesse, m'a beaucoup fait rire. Ce n'était jamais méchant, mais suffisamment pour être bien puni au point d'aller tous les mercredis à l'école  pendant six mois au moins. Sa maman avait eu la formidable idée ( pour le couvrir de ses bêtises qu'elle n'osait plus raconter à son père pour ne pas qu'il soit doublement puni et justifier qu'il allait à l'école le mercredi) de dire un jour à son père que l'Académie avait fini par changer de jour et que l'école était le mercredi.
Oui, mais pour Christian, c'était des lignes et des lignes à écrire de devoirs qui n'étaient pas faits à faire dans le bureau du directeur...
I l se souvient de sa première bêtise, c'est d'avoir fait  l'école buissonnière, une autre aussi d'avoir dévissé le guidon d'un vélo d'un prof avec un copain. Ils ont bien regardé le prof essayer de  partir - vous pensez bien avec le guidon dans les mains,  il n'est pas allé loin  ! Et mon Christian se fendant la poire.
 
Il se souvient aussi de cette première fois où il s'est révolté devant ses punitions et de la raison pour laquelle il faisait l'ecole buissonnière. Un jour, il m'a dit  : Tu sais, les profs et le directeur ils n'ont jamais compris pourquoi je faisais l'école buissonnière, mais si je la faisais l'école buissonnière, en réalité c'était pour échapper aux punitions.
Ce qui évidemment le fait bien rire, maintenant, parce que bien sûr, ca ne risquait pas d'arriver...
 
Il se souvient aussi d'avoir dévissé le tableau de la classe. Celui-ci ne pendait que par une vis à moitié dévissée et évidemment, il a fini par tomber.
Et d'avoir eu la bonne idée de jeter les affaires d'une camarade sur le toit du préau et bien d'autres encore...
 
Et là il se souvient dans le bureau du directeur de sa première engueulade et leçon de morale parce qu'il ne comprenait pas, ce pauvre directeur, ce qui poussait Christian à faire toutes ses bêtises...  
 
Bisou
 
Brigitte "
publié par Elisabeth Doublet publié dans : Vos textes et vos critiques
Lundi 19 Décembre 2005

Deuxième  contribution aujourd'hui pour le concours de la première fois !  Merci beaucoup à Julie, qui a vingt et un ans et nous envoie ce poème très romantique. Vous pouvez encore participer !

Elisabeth

" La première fois où j'ai aimé

Que je me souvienne

Avant que l'Automne ne vienne

Du regard qu'était le tien

Du son de ta voix

De l'effleurement de tes mains

Que je me souvienne

Avant que l'Hiver ne vienne

De la chaleur de ton corps

De ton souffle court près de ma joue

De ton visage quand il dort

Que je me souvienne

Avant que le printemps ne vienne

De ton odeur

De ton rire, Ô Bonheur !

De ta peau sous mes mains

Que je me souvienne

Avant que l'été ne vienne

Du goût de tes lèvres

De mes mains sur tes épaules

De ton corps qui me frôle

Je me souviens de ton regard

Mystérieux et profond

Avec cette lumière venant de quelque part

Je me souviens de ta voix

Douce et posée

Comme le doux écho de la mer d'un bleu de roi

Que l'on entend par une mélancolique soirée

je me souviens de tes mains

Douces mais pas très grandes

Fines, qui pouvaient être tendres

Je me souviens de la chaleur de ton corps

Eté au milieu de mon hiver

Où je prenais autant de plaisir à me chauffer

Que devant un feu de cheminée

Je me souviens de ton souffle

Chaud et parfumé

Je me souviens de ton visage quand il dort

Serein et apaisé lors de cette aurore

Différent de celui de la journée

Qui porte sur lui une certaine contrariété

Je me souviens de ton odeur

exotique et boisée

Douce comme une gourmandise à respirer

Je me souviens de ton rire

Qui m'égayait soudain

Et que ma joie était si pure

Quand je l'entendais de son merveilleux son

Marteler les murs...

Je me souviens de ta peau sous mes mains

Douce, blanche, où tous mes malheurs

Venaient pleurer dans le sanglot secret d'une caresse

Je me souviens du goût de tes lèvres

A l'étrange goût de miel et de tabac

Douce comme un pétale d'une rose des bois

Je me souviens de mes mains sur tes épaules

Où mes peurs, enfin

Trouvaient un abri qui les consolent

je me souviens de ton corps qui me frôle

Qui m'hérisse, me remplit de frissons et ça fait drôle

Je me souviens de la première fois où j'ai aimé..."

Julie

 

 

 

 

 

 

 

 

publié par Elisabeth Doublet publié dans : Vos textes et vos critiques
Lundi 19 Décembre 2005

Patricia nous envoie ce poème qui évoque une autre première fois. Merci à toi pour cette très jolie contribution, Patricia. Je suis vraiment heureuse que ce thème vous inspire tous si joliment !

Elisabeth

"La Première fois

A la sonnette, je répondis

Lorsqu'une soirée de fête

Cette personne inconnue

Devant moi se présenta

Tout en m'assurant

Que ses intentions

Etaient nobles et bonnes

Pour la première fois

Un peu gauche

Je l'interrogeais longuement

Transie dans le froid

Avant de le laisser

Franchir la porte

De l'autre côté de l'océan

Venait cet homme mystérieux

Comment était-ce possible ?

De voir si tôt, cette nuit là

Dans ses yeux si profonds

Les enfants joyeux de l'avenir

Danser en ronde de tout coeur

Patricia"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

   

 

 

 

 

 

 

           

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

publié par Elisabeth Doublet publié dans : Vos textes et vos critiques
Dimanche 18 Décembre 2005
Voici une nouvelle participation au concours de la première fois dans la catégorie enfants : "Mes aventures au   pays des Géants" par Manon (onze ans) Bravo Manon !
"    L a première fois que je suis allée chez ma copine j’ai découvert une porte. Ce n’était pas une porte ordinaire, elle était ronde et elle avait une écriture bizarre dessus qui ressemblait à ça : " mpoiluyht "
Je ne savais pas de quoi il s’agissait mais c’était un vrai mot !
Alors je suis passée par la porte avec ma copine et là j’ai découvert… u n géant !
 
Mais pas qu'un, il y en avait des centaines ou plutôt des milliers !
J'ai poussé un cri mais en regardant l'air sérieux de ma copine j’ai arrêté. Alors on est reparti est on est arrivé devant une grotte. On a frappé. Mais un géant a répondu.
Il nous a dit "qui êtes vous ?" Puis il a réfléchi quelques minutes et enfin il a poussé un cri de joie et il a dit à ma copine "mais tu es Rosilina, tes parents travaillent pour moi ! Voila pourquoi j’ai fait construire cette porte chez toi ! Mais qui est cette fille à côté de toi ?"
"C’est Sophie, ma copine" répondit Rosilina.
"Ah mais oui ! Je la connais. Tes parents m’en ont beaucoup parlé. Venez manger toutes   les deux puis vous repartirez avant que vos parents ne s’inquiètent."
Je suis rentrée avec Rosilina dans la grotte et là j’ai découvert un magnifique banquet avec pour menu saumon, frites, chocolat…
 
On s’est assis et alors le géant a commencé à nous parler. Pendant une heure on s’est parlé, puis il a dit qu’on devrait   rentrer, alors on est parti.
Pour fêter ça, quand on est rentré, on a mangé des crêpes. Mais pas beaucoup parce qu'on avait un peu mal au ventre à cause du banquet !"
 
Manon (onze ans)
publié par Elisabeth Doublet publié dans : Vos textes et vos critiques
Mercredi 14 Décembre 2005
Merci à Amélie pour cette magnifique contribution au concours. Amélie a a treize ans (pas douze !!!), elle participera donc dans la catégorie enfants. N'hésitez pas à mettre des commentaires ou à m'envoyer des emails pour me dire si vous aimez ce texte, car je vous rappelle que c'est au nombre de commentaires et de votes par emails que je désignerai les vainqueurs...
Bises à tous, surtout à ceux qui comme nous, ont enchaîné gastros, angines et autres maux. (Honorius, pas de potion salvatrice ?)
Elisabeth.
 " Ma première course
 
« Près, feu… »
Mon cœur battait à toute vitesse. Je tremblais de toutes mes forces, et chaque membre de mon corps semblait paralysé, incapable de faire le moindre mouvement. J’étais à Tama. Tama, le paradis de tous les américains du Japon. Tama, le centre de loisirs le plus grand du pays. Tama, l’endroit où, chaque samedi, j’irais à présent faire une course de quatre km contre les meilleures écoles du Japon. Tama, mon pire cauchemar.

  « Rappelle toi, Amélie, tu vas le plus vite que tu peux et tu… »

Mais Emmy, ma meilleure amie dans notre équipe de course, les Vikings, n’eu pas le temps d’achever sa phrase ; à ce moment précis, l’arbitre leva son pistolet dans les airs, appuya légèrement sur la gâchette, et… BOUM ! Le coup de feu fut horrible, abominable, cruel. Je réalisais, pour la première fois, qu’on s’apprêtait, le reste des Vikings et moi, à faire la course avec des centaines de personnes, quelques uns beaucoup plus âgés que moi… Et que la course venait juste de démarrer.
C’est bizarre, j’avais passé la plupart de mes journées précédentes – et de mes nuits – à m’imaginer la course. Mais j’avais eu tout faux. C’était, d’une certaine façon, beaucoup plus facile que je ne l’aurai pensé, mais, d’une autre, beaucoup plus cruelle. Certes, on ne s’épuisait pas au bout de cents mètres, et certes, tout le monde était parfaitement capable de courir quelques kilomètres dans les bois. Le vrai problème, c’était les autres équipes. ASIJ, YIS, Saint Marie’s… Il y avait, pour être exact, 134 personnes aujourd’hui, 134 personnes pour me battre, me détruire.
Les premiers instants se passèrent comme dans un rêve – où plutôt, un cauchemar. A peine le coup de feu eut-il retenti que tout le monde se précipita, se marchant les uns sur les autres, se poussant, envoyant de la boue toute autour d’eux – il pleuvait -, souhaitant bonne chance aux autres membres de leurs équipes (mais pensant intérieurement : pourvu que je finisse avant eux), injuriant des membres des autres équipes qu’ils ne connaissaient même pas, se serrant les uns contre les autres comme un troupeau de moutons affolés. Puis tout s’arrêta.
Je pouvais de nouveau respirer, et surtout, penser. Déjà, on commençait à ne plus se voir les uns les autres, la distance entre les coureurs augmentait de seconde en seconde. Je ne pouvais pas bien savoir, mais je pensais être dans la meilleure moitié des coureurs – pour l’instant. Je courus longtemps comme cela, ne pensant à rien à part l’arrivée. Ce n’était pas si dur, après tout ! Personne ne me dépassait, je ne dépassais personne… Tout était calme. Ah, si seulement ça avait duré !
Soudain, j’aperçus deux personnes devant moi. Ce n’était pas des coureurs, mais les arbitres. On m’avait tout expliqué avant la course – ils se plaçaient juste au milieu du parcours avec un chronomètre, et annonçaient à chaque coureur leur temps. Super ! J’étais enfin à la moitié ! Mais il ne me prit pas longtemps pour réaliser que le plus dur était encore à venir. A peine eu-je pensé cela qu’un véritable troupeau de filles me dépassa à toute vitesse. J’accélérai un peu plus, juste assez pour les rattraper, mais pas pour les dépasser. J’abandonnai, ne voulant pas trop me fatiguer, sinon je savais que je devrai m’arrêter plus tard. Derrière moi, Amanda, la sœur d’un copain de classe, Keefe, m’appela fébrilement. Je ne ralentis pas pour autant – je ne pouvais pas me le permettre. Mais elle me rejoignit facilement, et se mit à courir avec moi. Ca me redonna, d’une façon bizarre, de l’énergie, du courage. Nous accélérâmes encore plus. Elle se mit soudain à parler – « Kiiiller… Hiiilll… ». Je ne compris pas bien ces deux mots, « Colline de la Mort  » en français, sur le coup. Mais quelques mètres plus tard, je la vis, cette fameuse colline. Elle était raide et haute et abominablement longue. C’était une pente de 300 mètres.
Je voulus m’arrêter, plus par surprise que par manque d’ énergie, mais à ce moment précis, Gene Smith et Robby Twyford, les deux garçons les plus sympas (et beaux) de la classe et qui avaient déjà couru dans la course des garçons dix minutes auparavant, crièrent un « ALLEZ AMELIE !» encourageant. Ne voulant pas les décevoir, j’accélérai une fois pour toutes, entraînant avec moi la brave Amanda. C’était horrible. La sueur dégoulinait sur nos fronts comme des gouttes d’eau sur une vitre, et mon estomac semblait près à exploser. Mes jambes tremblaient à moitié, et, même quand je vis l’arrivée, qui était visiblement juste après la colline, je n’eus qu’un seul désir : m’arrêter. Mais Amanda, qui n’était pas bien mieux que moi pour autant, me cria à moitié dessus, me forçant à persister. Elle courut encore plus vite. Je suivis son exemple. L’arrivée était toute proche… Je courus le plus vite possible, dépassant même mon amie… Et… J’y étais presque…
J’attrapai violement le bâton qu’on me tendait, ne pensant qu’à la gourde d’eau fraîche qui m’attendait un peu plus loin. Je lis ce qu’il y avait écrit. 29 ! 29 sur 134, et ce n’était que ma première course ! Folle de joie, j’embrassais Amanda, et je me précipitais vers le stand d’eau, regardant derrière moi pour vérifier que mon amie et Emmy, qui nous avait rejoint, suivait. Ah, on l’avait bien mérité ! Quelle superbe première course !
 
Amélie "

publié par Elisabeth Doublet publié dans : Vos textes et vos critiques
Mardi 13 Décembre 2005

Timthehyppogriff m'avait demandé d'écrire vingt vérités sur moi-même... J''ai décidé de m'y mettre aujourd'hui, mais c omme je ne suis pas très inspirée, je vous propose en lieu et place vingt vérités sur Tokyo et les Tokyoïtes , à savoir les habitants de Tokyo, la ville où j'habite pour le moment ! (Mais promis, Tim, dès que l'inspiration arrive...)

Elisabeth

1- Les habitants de Tokyo fument comme des pompiers (japonais).

2- Ils teignent souvent leurs cheveux noirs en une sorte de brun roux (y compris les hommes jeunes, mais pas les plus âgés qui en restent sagement au noir ou au gris... Même si c'est assez rare on croise aussi des blonds - et curieusement  pas des blondes  !  J'ai vu aussi quelques chevelures rouges et une verte !

3- Beaucoup de Tokyoïtes ont des petits chiens qu'ils habillent comme des poupées. Les magasins regorgent de vêtements pour ces animaux minuscules. On peut même leur acheter des pyjamas...et des couches !

4- Les jeunes femmes japonaises portent en majorité les cheveux longs et très effilés aux pointes. ...Du coup, je n'ose plus trop aller chez le coiffeur !

5- En parlant de coiffure, les shampouineurs de Tokyo ne se contentent pas de vous laver les cheveux deux fois , avant et après la coupe. Ils vous massent aussi le cuir chevelu et même parfois le dos pour terminer en beauté ! ... Comme je suis chatouilleuse, ça fait une autre bonne raison d'éviter le coiffeur!

6- Tokyo est la ville la plus chère du monde. Ne croyez pas ceux qui vous disent le contraire, même si on peut trouver pas mal de choses dans les cent yens shop, l'équivalent des "One dollar tree" américains et des "Tout à un euro".

7- Il n'ya pas un brin d' herbe ou presque à Tokyo, sauf quelquefois dans les parcs.

8- Le sympathique gâteau de noël en forme de bonhomme de neige qui est vendu au moment des fêtes ne se mange pas, comme je le croyais... C'est un gâteau fait en pâte de riz nature et durcie... que l'on donne en offrande aux dieux. Mais pour les ignorants sacrilèges qui voudraient savoir quel goût ça a, et bien je vous le dis : ça a le goût de bougie !!!

8- On trouve toutes sortes de patisseries françaises à Tokyo : les japonais sont très forts pour importer les traditions culinaires des autres pays. De plus, ce sont des as de la présentation et leurs vitrines sont toujours extrêmement alléchantes...

9- Les japonais portent des masques en tissu et en papier dans la rue et le métro, mais ce n'est pas pour se protéger de la pollution. Ils les portent pour se protéger contre les allergies et par simple politesse, lorsqu'ils sont malades, afin de ne répandre leurs microbes.

10- Il est très mal vu de se moucher en public mais par contre rien n'interdit d'éternuer ou de cracher...

11-Les jeunes femmes de Tokyo sont souvent squelettiques, par contre les jeunes filles ont tendance à être rondes . S'agit-il de la nouvelle génération MacDonaldowa ou se mettent-elles au régime dès qu'elles sont en âge de se marier ?

12- Les petits écoliers, les collégiens et les lycéens de Tokyo portent tous des uniformes et un petit cartable rectangulaire en cuir rouge ou jaune.

13- Il fait beau l'hiver à Tokyo, mais assez froid quand même. Les nuages s'amoncellent dans le ciel de l'été qu'ils ne quittent presque plus. Il fait très lourd et moite pendant cette saison.  

14- On voit beaucoup de chats dans les parcs et dans les rues. Ils ont la queue tronquée. Je n'ai pas encore réussi à déterminer s'il s'agissait d'une caractéristique génétique ou si les japonais coupent tout simplement la queue des chats comme nous faisons aux cockers...

15- Les Tokyoïtes sont très calmes . Ils ne bougent pas et parlent très peu dans le métro. Est-ce pour cela qu'ils ont tendance à s'endormir ? Il ne semble pas...D 'après un médecin japonais que j'ai consulté, il s'agirait d'une façon de récupérer que ne connaissent pas les occidentaux : se plonger en micro sommeil plusieurs fois au cours de la journée...

16- Si les japonais sont très calmes dans le métro et dans la rue, par contre, au restaurant (et au karaoké), ils sont capables de se déchaîner . Les jeunes femmes sortent souvent seules en groupes de trois ou quatre. En ce cas, elles peuvent être très très bruyantes...

17- Les japonaises sortent parfois en kimono , surtout les femmes âgées et les jeunes femmes invitées dans des soirées. Mais ce n'est quand même pas la majorité ! (Je dirais une sur cent...)

18- Un japonais ne vous dira jamais non , ce n'est pas poli. Il ne faut quand même pas en abuser et rester zen face à l'avalanche des "peut-être" qui caractérise la moindre conversation.

19- Depuis quelques années (cinq ans environ), il y a des sans-abris à Tokyo. Certains se regroupent sous des bâches bleues dans les parcs autorisés. D'autres s'abritent sous les ponts ou s'installent sur les berges des rivières à l'intérieur de cartons-cercueuils qui leur servent d'abri et de couchettes.

20- On appelle Tokyo " la ville de sable " car elle ne cesse de se défaire et de se refaire. Autour de notre building, par exemple, qui venait d'être construit quand nous sommes arrivés, nous avons vu démolir pas moins de quatre immeubles qui sont en train d'être reconstruits... Bien sûr, pour les Tokyoïtes, il s'agit avant tout de se mettre aux dernières normes anti-sismiques, sachant que la capitale est régulièrement secouée par des tremblements de terre et qu'elle se prépare aussi pour le Big-one... Espérons que nous aurons quitté les lieux d'ici là, même si mes enfants ont tendance à considérer ces phénomènes comme une sorte d'attraction... Le plus gros tremblement de terre que nous ayons senti, depuis un an et demi, a fait balancer notre tour de trente quatre étages pendant plus de cinq minutes, Le temps d'attraper le mal de mer... Il faut dire que les immeubles sont construits sur le principe des culbutos : sur des bases indépendantes et avec des structures métalliques relativement souples, afin de pouvoir résister séparément aux secousses et surtout, afin de ne pas se faire écrouler les uns les autres...

De temps en temps, donc, ça balance, mais quelquefois aussi ça secoue de haut en bas, très rapidement... Je n'aime pas beaucoup ça, même s'il paraît que c'est moins dangereux !

THAT'S ALL !!! Bises à tous, et pensez  au concours (les règles sont dans la page d'accueil)

Elisabeth

publié par Elisabeth Doublet publié dans : La vie à Tokyo
Lundi 12 Décembre 2005

William Golding, Sa Majesté des mouches

Un petit mot sur l'auteur : William Golding est né en 1911 en Cornouailles. En 1940, il a participé au débarquement sur les côtes normandes. De 1945 à 1962, il a été professeur d'anglais à Salisbury, puis il s'est consacré entièrement à son oeuvre littéraire. Il a reçu le prix Nobel en 1983 et il est mort en 1993.

Je conseille ce livre à partir de dix-douze ans...

Un roman à lire et à relire...Je ne m'en lasse pas depuis que je l'ai découvert. Evidemment, il s'agit d'une oeuvre très connue, mais il n'est  pas interdit d'en dire tout le bien qu'on en pense, d'autant plus qu'on se détourne parfois des classiques en se disant que ça va être...ennuyeux.

Aucun risque possible avec ce livre-là ! L'histoire passionne immédiatement : une bande d'enfants anglais qui se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île perdue, après le crash de leur avion...

Les évocations de ce lieu paradisiaque et inquiétant sont superbes, à la fois concrètes et imagées. Je vous en donne pour exemple ces courts extraits constellés de métaphores puissantes mais suffisamment discrètes pour que le lecteur se les approprie aisément ...

" A l'ouest, le soleil n'était plus qu'une goutte d'or en fusion qui glissait rapidement au bord de l'univers."

"Quand le soleil basculait, la nuit tombait sur l'ïle comme un éteignoir et les abris bruissaient d'angoisse sous les étoiles lointaines." (J'adore ce passage là... Les enfants sont ceux qui bruissent en chuchotant dans leurs abris de fortune...)

Les personnages sont évoqués avec la même force poétique, leur simplicité garantissant leur dimension symbolique : la petite troupe d'enfants lâchée sur l'île figure notre société avec ses mécanismes et ses forces antagonistes. Au départ, il est difficile de faire la part entre le bien et le mal dans ce microcosme, mais les rôles se distinguent vite avec leurs attributs. Porcinet avec son enveloppe ingrate et ses lunettes représente l'intelligence isolée qui ne réussit pas à convaincre. A l'opposé, Jack Merridew et sa bande figurent l'autorité séductrice. Pour montrer leur organisation disciplinaire et leur puissance, ils ont recours aux uniformes, tant que ceux-ci ne sont pas réduits en lambeaux, puis aux masques, beaucoup plus inquiétants...

Cette évolution va de pair avec celle de la situation sur l'île : les individus perdent progressivement le droit à la parole; la réflexion est remplacée par la violence. Le pouvoir trouve son fondement dans le besoin de consommer la viande (les cochons tués à la chasse) Le schéma est classique, les dictatures s'érigeant sur les pénuries...

Entre ces deux extrêmes, de l'individualité et du groupe, de l'intelligence et de la barbarie, oscille le personnage de Ralph, plus complexe. Nommé chef de l'île par les autres enfants,  il est évincé progressivement de ce rôle pour endosser celui du résistant solitaire et courageux, qui reconnaît l'intelligence et se place sans hésiter du côté du bien, sans avoir, toutefois, les solutions à sa portée...

Avec beaucoup de maîtrise, William Golding nous force  à nous attacher aux pas de ce héros de plus en plus isolé et persécuté. Au fur et à mesure que grandit le suspense sur le sort de Ralph et des autres enfants de l'île, il devient vraiment difficile de reposer le livre... Mais la force de cette oeuvre repose beaucoup moins sur l'intrigue et son dénouement, aussi spectaculaires soient-ils, que sur sa puissance évocatrice. Elle démonte les mécanismes de l'Histoire et de la sauvagerie humaine en prenant la forme attrayante d'un récit d'aventures, certes, mais aussi celle, plus profonde et plus significative, d'un mythe universel.  

C'est pourquoi, sans doute, ce texte magistral ne s'épuise jamais à la relecture... Il fait aussi appel à des émotions que nous connaissons tous : ainsi lorsqu'il  évoque l'angoisse incontrolâble des "petits", persuadés que l'île cache un monstre (et en un sens, ils n'ont pas tort : sa mystérieuse Majesté des mouches ou la victime du totalitarisme abject...)

Je vais de ce pas me plonger dans d'autres Golding, en espérant rencontrer d'autres chef-d'oeuvres ! Je commence Les rites de passage , premier volume de la Trilogie maritime...

 

 

publié par Elisabeth Doublet publié dans : Mes livres coups de coeur
Samedi 10 Décembre 2005

Un petit cadeau pour tous ceux qui viennent sur ce site. C'est la belle saison à Tokyo même s'il fait un peu froid. Je me suis levée de bonne heure pour capturer cette aube. (Tu vois Honorius, tu n'es pas le seul à être matinal !)

Sur la deuxième photo, prise un peu plus tard, on voit que les premières neiges couvrent le Mont Fuji...

Bises à tous,

Elisabeth

  )

publié par Elisabeth Doublet publié dans : La vie à Tokyo
Samedi 10 Décembre 2005

Merci à Christophe et à Honorius, le grand sorcier, de leur participation en éclaireurs talentueux. Un autre ami nous rejoint, j'ai nommé Gentle 13 ( http://poetique.over-blog.com et http:// gentle.over-blog.org )
Gentle nous raconte une première fois magique... Merci à toi, Gentle.

Pour tous ceux qui arrivent, il est encore temps de participer !!! Je vous rappelle qu'il s'agit de raconter une première fois réelle ou imaginaire...  Courage ! Le gagnant recevra un prix soigneusement choisi. Bises à tous,

Elisabeth .

"La première fois, la première fois Ah ! Quel souvenir de cette première fois, un instant magique qui est resté gravé dans ma mémoire bien à l’abri des vicissitudes de la vie. Il y a fort longtemps, j’étais jeune alors, impressionnable et un peu naïf. Etant un garçon rêveur, la tête dans les nuages, en ce matin de printemps, je pris ma bicyclette et je partis parcourir les chemins de traverse, faire en quelque sorte l’école buissonnière. Le soleil chauffait ma peau, j’étais libre, j’étais seul au monde sur mon vélo, personne pour me gâcher la journée, je sifflotais heureux, quand au détour d’un chemin je vis une chose inimaginable, je stoppais mon vélo en toute hâte, je m’approchais l’estomac noué. Je m’accroupissais dans l’herbe pour éviter d’être vu, et là je vis une drôle de machine circulaire toute argentée avec plein d’hublots ou du moins des ouvertures rondes tout autour de cette chose. Elle émettait un léger sifflement, cela ne ressemblait à rien de connu à cette époque, j’avais trop peur pour approcher plus près, je restais donc tapis là à regarder et écouter cet étrange sifflement quand d’un coup quelque chose bougea, un déclic se fit entendre, j’étais pétrifié, comme collé au sol par une force inconnue, je ne pouvais plus bouger. Une sorte de porte s’ouvrait, elle basculait plutôt, on aurait dit une rampe d’accès éclairée par des spots lumineux d’une couleur jaune intense. J’attendis là quelque instant quand je la vis descendre d’un pas majestueux, elle était vêtue d’une combinaison de la même couleur que l’engin d’où elle sortait, quand elle mis le pied au sol, elle enleva le casque qu’elle avait sur la tête, et là, sa longue chevelure blonde s’étalait comme un champ de blés sur ses épaules, elle tourna la tête dans ma direction je ne sais par quel hasard, mais elle me vit là accroupi dans l’herbe, le regard hagard je ne pouvais m’empêcher de la fixer. Elle se dirigeait vers moi, le visage était étrange mais beau, les yeux effilés comme des amandes, un nez petit mais bien fait, une bouche au contour bien dessiné, on aurait une reine de l’antique Egypte. Elle me fit signe d’approcher , je ne pouvais pas bouger, elle tendit la main vers moi et d’un coup ma peur  s’évanouit , j’avais à peine quinze ans, elle pas plus non plus. Je me redressais afin d’avoir l’air moins bête devant une telle créature son regard était intense, chaud, apaisant. Elle prit ma main et me conduisit vers son engin, je me laissais guider sans comprendre ce qui se passait, mais j’étais sous le charme, je n’avais plus aucune réaction. Le temps s‘était arrêté, l’espace s’évanouit le temps d’un voyage là où nul n’est jamais allé, au cœur du monde, au centre des rêves et de la mémoire des hommes, je vis ce jour là la beauté et la laideur des hommes, le bien et le mal, je voyais d’un seul coup d’œil la catastrophe ou nous allions irrémédiablement si nous ne changions pas notre façon de voir et d’agir. Au  bout d’un temps qu’il m’a semblé être une éternité, je fus de retour sur terre, je sentis sur mes lèvres un baiser et quand je rouvris les yeux j’étais   seul,   mon vélo par terre, plus aucune trace de la machine, avais-je rêvé cet instant, avais- je imaginé ce chaud baiser sur mes lèvres ? Je remontais sur mon vélo et repris la direction de la maison. Quand ma mère me vit, elle du avoir un choc, j’avais vieilli oh ! Pas beaucoup mais assez pour qu’elle puisse s’en apercevoir, devant mon mutisme elle eut l’intelligence de ne rien me demander.                                                                                                      

Ah ! La première fois fut cet instant magique que je n'étais pas près d’oublier,    à  l’heure actuelle 20 ont passé et je repense encore à elle, comme puis-je          oublier   ce moment ?"

Gentle 13

 

publié par Elisabeth Doublet publié dans : Vos textes et vos critiques
Vendredi 09 Décembre 2005

Voici la deuxième participation au concours, celle de notre sorcier préféré, H onorius ! http://www.medieval-moyen-age.net

Je vous rappelle qu'il s'agit d'écrire une première fois, véridique et réaliste ou encore imaginaire, voire féérique. Oui, j'avoue tout, j'ai triché hier avec la photo de Little Sarah... Mais c'était pour rester hors concours... La parole à H onorius maintenant...

Et j'espère d'autres contributions, même anonymes... N'hésitez pas !

Elisabeth

"La première fois